
Afin de compenser les effets de la réforme du régime des loueurs en meublé professionnels sur le volume d’investissement des particuliers, l’article 90 de la LF pour 2009 a mis en place une réduction d’IR en faveur des contribuables réalisant des investissements immobiliers locatifs non professionnels dans certaines résidences meublées (Dispositif BOUVARD) (Résidences avec services pour étudiants, résidences de tourisme classées et les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) ou pour personnes handicapées).
Codifié sous l’article 199 sexvicies du CGI, ce dispositif prévoit que la réduction d’impôt :
* s’applique jusqu’au 31 décembre 2012 ;
* est calculée sur le prix de revient des logements retenu pour sa fraction inférieure à 300.000 € ;
* son taux est fixé à 25 % pour les logements acquis en 2009 et 2010 et à 20 % pour les logements acquis à compter de l’année 2011 ;
* est répartie sur neuf années (Lorsque la fraction de la réduction d’impôt imputable au titre d’une année d’imposition excède l’impôt dû par le contribuable au titre de cette même année, le solde peut être imputé sur l’impôt dû au titre des années suivantes jusqu’à la sixième année inclusivement). [Art 15 de la seconde loi de finances rectificative pour 2009]
L’administration vient de commenter le dispositif de réduction d’impôt.
Instruction fiscale du 13 janvier 2010
Afin de compenser les effets de la réforme du régime des loueurs en meublé professionnels sur le volume d’investissement des particuliers, l’article 90 de la LF pour 2009 a mis en place une réduction d’IR en faveur des contribuables réalisant des investissements immobiliers locatifs non professionnels dans certaines résidences meublées (Dispositif BOUVARD) (Résidences avec services pour étudiants, résidences de tourisme classées et les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) ou pour personnes handicapées).
Codifié sous l’article 199 sexvicies du CGI, ce dispositif prévoit que la réduction d’impôt :
* s’applique jusqu’au 31 décembre 2012 ;
* est calculée sur le prix de revient des logements retenu pour sa fraction inférieure à 300.000 € ;
* son taux est fixé à 25 % pour les logements acquis en 2009 et 2010 et à 20 % pour les logements acquis à compter de l’année 2011 ;
* est répartie sur neuf années (Lorsque la fraction de la réduction d’impôt imputable au titre d’une année d’imposition excède l’impôt dû par le contribuable au titre de cette même année, le solde peut être imputé sur l’impôt dû au titre des années suivantes jusqu’à la sixième année inclusivement). [Art 15 de la seconde loi de finances rectificative pour 2009]
L’administration vient de commenter le dispositif de réduction d’impôt.
Instruction fiscale du 13 janvier 2010
http://www11.minefi.gouv.fr/boi/boi2010/5fppub/textes/5b210/5b210.pdf
Article publié le mercredi 13 janvier 2010 sur le site www.fiscalonline.com, la revue internet de la fiscalité.
Décret du 3 Mars 2010: pièces à fournir par les contribuables relevant du statut de loueur meublé non professionnel.
Le nouvel article 46 AZD du code général des impôts dispose que le contribuable ayant investi dans un logement placé sous le régime du loueur meublé non professionnel amendement CENSI BOUVARD, doit joindre à sa déclaration de revenus au titre de laquelle le bénéfice de la réduction d'impôt est demandé les documents suivants:
- Identité et adresse du contribuable.
- L'adresse du ou des logements concernés.
- Pour les logements acquis en l'état futur d'achèvement ou les logements achevés depuis au moins quinze ans, la date d'achèvement du logement.
- L'engagement de louer le logement meublé pendant une durée de neuf ans au moins à l'exploitant de l'établissement ou de la résidence.
- Le prix d'acquisition ou de revient du logement retenu pour la détermination de la base de la réduction d'impôt.
- Les états descriptif du logement mentionnés aux 1° et 2° de l'article 2 quindecies C. La personne mentionnée au premier alinéa de cet article qui établi ces états fournit également une attestation indiquant que l'ensemble des performances techniques mentionnées au II de l'article 2 quindecies B est respecté, dont au moins une d'entre elles à la suite des travaux de réhabilitation concernés.
- Lorsqu'ils sont requis, les états prévus aux articles L 1334-5 et L 1334-13 du code de la santé publique fournis par le vendeur lors de la promesse de vente ou annexés à l'acte authentique de vente du logement;
- Les états et attestations précédentes.
- Lorsque le logement fait l'objet de travaux de la part( de l'acquéreur, une copie des factures des entreprises ayant réalisé les travaux.
En cas de changement d'exploitant au cours de la période couverte par l'engagement de location, le contribuable joint à sa déclaration de revenus copie du bail conclu avec le nouvel exploitant.
Pour consulter le décret 3 Mars 2010 cliquer ici
Extrait Newsletter Marine Patrimoine du 10 mars 2010
AVANTAGES
- Bénéficier d'une réduction d'impôt. Ce taux est de:
* 25 % pour les logements acquis en 2009 et en 2010 (40% pour les logements situés en Outre-Mer),
* 15 % pour les logements acquis en 2011, (35% pour les logements situés en Outre-Mer)
* et 10 % pour les logements acquis en 2012 (35% pour les logements situés en Outre-Mer acquis après 2011)
Ce taux sera majoré de dix points pour les logements situés en métropole acquis ou construits en 2011 et 2012 dont le niveau de performances énergétiques est supérieur à celui imposé par la législation en vigueur (logements BBC)
- Réduction Robien Scellier est cumulable avec la déduction de 30% Borloo.
- Pas de conditions de ressources du locataire.
- Possibilité de louer à un parent qui ne dépend pas du foyer fiscal de l'investisseur.
- Location déléguée possible sous conditions.
- Possibilité de réaliser l'investissement au travers d'une SCI.
- Possibilité de réaliser l’investissement avec des parts de SCPI.
- Loyers réguliers.
- Possibilité de réaliser un déficit foncier grâce aux intérêts d'emprunts. -
INCONVENIENTS
Engagement de location à usage de résidence principale ou de conservation des parts de SCI semi transparentes, pendant 9 ans.
- Le logement doit se situer dans une commune appartenant à la zone A B1 ou B2, ou une commune ayant obtenu un agrément
- Les titulaires de droits démembrés ne peuvent pas prétendre au dispositif, sauf en cas de décès de l'un des époux soumis à imposition commune.
- Le contribuable ne peut bénéficier, au titre d'une même année d'imposition, de la réduction d'impôt qu'à raison de l'acquisition d'un seul logement.
- Les travaux de construction ou de transformation doivent être achevés avant le 31 décembre de la deuxième année qui suit la demande de permis de construire.
- Pas de gains de prélèvements sociaux, contrairement au dispositif De Robien.
- Si le contribuable bénéficie du bouclier fiscal, le gain est réduit en tout ou partie.
Extrait Fiche SCELLIER - FIDROIT mise à jour 06 janvier 2010
Ce dispositif est applicable depuis le 1er janvier 2009, il est issu de la loi de finances rectificative pour 2008.
AVANTAGES
- Réduction d'impôt du dispositif Scellier
La réduction d'impôt est calculée sur le prix de revient du logement dans la limite de 300.000 €. Le taux de la réduction d'impôt est de :
Ce taux sera majoré de dix points pour les logements situés en métropole acquis ou construits en 2011 et 2012 dont le niveau de performances énergétiques est supérieur à celui imposé par la législation en vigueur (logements BBC)
La réduction d'impôt est répartie sur 9 années.
- Déduction de 30% : dispositif Scellier intermédiaire, pendant toute la durée d'engagement.
- Réduction supplémentaire de 2 %/an (après l'engagement des 9 ans)par période de 3 ans reconductible 1 fois, lorsque le logement est donné en location dans le secteur intermédiaire.
- Possibilité de réaliser l'investissement au travers d'une SCI.
- Possibilité de réaliser l'investissement en indivision.
- Suspension possible de l'engagement de location à l'issue d'une période de location d'au moins trois ans pour mettre le logement à la disposition à titre onéreux ou gratuit d'un ascendant ou descendant.
- Possibilité de réaliser l'investissement avec des parts de SCPI. L'investisseur bénéficie d'une déduction au titre de l'amortissement dans la limite de 95% du montant de la souscription.
- Location déléguée possible sous conditions.
INCONVENIENTS
- Engagement de location à usage de résidence principale, ou de conservation des parts de SCI semi transparentes pendant 9 ans.
- Interdiction de louer à un ascendant ou un descendant, à un membre du foyer fiscal, un associé ou un ascendant ou descendant d'un associé.
- Plafonnement des loyers selon le zonage (80% du plafond applicable pour le De Robien recentré) soit environ 70% du prix du marché.
- Le preneur doit satisfaire des conditions de ressources variables en fonction de l'emplacement du bien et de la situation familiale du preneur.
- Les titulaires de droits démembrés ne peuvent pas prétendre au dispositif, sauf en cas de décès de l'un des époux soumis à imposition commune.
- En cas de suspension pour mise à disposition du logement à un ascendant ou descendant, la déduction spécifique et la réduction d'impôt sont suspendues et cette période ne peut excéder 9 ans et ne peut être réalisée que durant la période initiale d'engagement de 9 ans au titre de laquelle elle n'est pas prise en compte.
Extrait Fiche SCELLIER INTERMEDIAIRE - FIDROIT mise à jour 06 janvier 2010
AVANTAGES
- Les revenus de la location meublée (non professionnelle, LMNP et location meublée professionnelle, LMP (article 151 septies du CGI)) sont imposés au BIC. C'est avantageux en raison des charges déductibles, dont l'amortissement.
- Le régime des micro entreprises
Le loueur en meublé exerçant à titre individuel relève automatiquement du régime des micro entreprises lorsque ses recettes annuelles n'excèdent pas 32.000 euros et son activité est exonérée de TVA ou bénéficie de la franchise en base de TVA.
Il bénéficie alors d'un taux d'abattement de 50%.
- Le régime du réel Il s'applique lorsque les recettes sont supérieures à 32.000 euros) ou que le loueur opte pour ce régime pour matérialiser un déficit. L'option est valable 2 ans et reconductible tacitement pour la même période.
- Le sort des déficits :
Pour le LMNP, le déficit n'est imputable que sur un résultat BIC non professionnel provenant de l'activité de location meublée des dix années suivantes.
Pour le LMP le déficit fiscal est déductible sans limite du revenu global.
- L'amortissement : Le bien (sauf terrain) est amortissable
- Les frais d'acquisition (honoraires, frais de montage, droits d'enregistrement et commissions) : L'investisseur peut au choix les déduire lors de l'année d'acquisition en les considérant comme des charges ou les inscrire en immobilisations au bilan de l'entreprise. Si on opte pour l'immobilisation, on passera des amortissements définis de la même manière que ceux portant sur la construction.
- La réduction d'impôt pour acquisition en direct de logement neuf ou de plus de 15 ans réhabilité par un loueur non professionnel dans une résidence services : L'investisseur peut opter pour une réduction d'impôt sur le revenu égale à 25% (acquisition en 2009 et 2010) ou 20% (acquisition en 2011 ou 2012) du prix de revient des logements acquis plafonné à 300.000 euros en contrepartie de la diminution de la base amortissable fiscalement déductible du monatnt du prix de revient retenu pour le calcul de la réduction.
La réduction est répartie sur neuf ans.
En cas de montant de l'impôt sur le revenu insuffisant, la réduction est reportable sur les revenus des six années suivantes.
- L'imposition des plus-values :
LMP : la plus-value de cession est exonérée si les recettes n'excèdent pas 250.000 euros (90.000 euros à compter du 1er janvier 2009) et que l'activité est exercée depuis plus de 5 ans (article 151 septies du CGI).
LMNP : régime des plus values immobilières.
- La transmission : Le loueur en meublé professionnel bénéficie en cas de donation ou succession de certains régimes de faveur applicables aux entreprises individuelles :
un différé de paiement de 5 ans puis un fractionnement du règlement sur les 10 années suivantes avec dans les deux cas l'application d'un taux égal au tiers du taux d'intérêt légal
- L'ISF : Le loueur est exonéré de l'ISF au titre des biens professionnels s'il réalise plus de 23.000 euros de recettes et si cette activité représente plus de 50 % des revenus du foyer fiscal limités aux seuls revenus professionnels (c'est-à-dire traitements et salaires, BIC, BNC, BA, revenus des gérants et associés de l'article 62 du CGI, à l'exclusion des revenus fonciers, des revenus de capitaux mobiliers, et des revenus taxables à un taux proportionnel). Article 885 R du CGI.
- La TVA : Les locations meublées respectant les conditions de l'article 261 D 4° du CGI (prestations de service) sont assujetties à la TVA.
INCONVENIENTS
- Pour avoir le statut de loueur en meublé professionnel, les investisseurs doivent réaliser plus de 23.000 euros de recettes annuelles et retirer de cette activité des recettes supérieures à leurs revenus tirés des catégories des traitements et salaires (y compris pensions et rentes) BIC hors location meublée, BNC, BA et rémunération des gérants majoritaires (les revenus nets catégoriels à prendre en compte sont ceux du foyer fiscal).
- L'amortissement est calculé sur la durée normale d'utilisation pour l'immeuble et non sur la durée de la location.
- L'amortissement déductible fiscalement est limité. Les amortissements non retenus fiscalement sont reportables.
- Pour être pris en compte, les amortissements doivent avoir été régulièrement comptabilisés.
- Si les recettes excèdent 250.000 euros, la plus-value, qui relève du régime des plus-values professionnelles, est imposable au moins partiellement.
- Le loueur en meublé est exonéré de TVA sans faculté d'option (sauf en cas de prestations hôtelières).
- Les conditions posées par le législateur pour bénéficier de l'exonération de l'ISF sont très contraignantes.
Extrait Fiche LA LOCATION MEUBLEE POUR DEFISCALISER - Fidroit mise à jour 23 avril 2009
AVANTAGES
- Sous certaines conditions bénéficier de subventions versées par l'Etat.
- Déduire sans limitation et sans distinction de charges les déficits fonciers
- Constater un déficit foncier reportable sans limitation sur le revenu global lorsque l'immeuble ne dégage pas de recettes
- Avantage fiscal non soumis au plafonnement global des niches fiscales
- Le déficit imputé sur le revenu global permet d'optimiser le "bouclier fiscal"
- Jouir de l'immeuble en tant que résidence principale tout en constatant un déficit foncier imputable sans limitation sur le revenu global
- Déduire les charges résultant de l'ouverture au public (entretien des parcs et jardins, frais de publicité et de promotion de l'immeuble)
- Décote pratiquée sur l'évaluation du bien en matière d'ISF en raison de certaines contraintes (ouverture au public, charges d'entretien)
- Exonération des droits de donation et de succession en cas de transmission de l'immeuble et des meubles meublants assujettie à la signature d'une convention.
- Assujettir les loyers à la TVA (lorsque l'immeuble est donné à bail) et bénéficier du remboursement de la TVA ayant grevé les travaux
INCONVENIENTS
- Rentabilité aléatoire compte tenu de l'importance des investissements
- Poids des contraintes administratives (par exemple signature d'une convention pour pouvoir bénéficier de l'exonération de droits de succession)
- Engagement de conservation de l'immeuble pendant une période d'au moins quinze année à compter de leur acquisition (date d'achat, date de succession, donation ou legs) applicable aux acquisitions dès 2009.
- La cession de l'immeuble avant 20 ans entraîne le reversement d'une fraction de la TVA initialement déduite (décompte par vingtième)
- Absence de détention indirecte, sauf si la société non soumise à l'impôt sur les sociétés obtient un agrément ou s'il s'agit d'une société civile familiale (membre d'une même famille).
Cette condition ne s'applique pas aux sociétés ayant acquis un immeuble avant le 1er janvier 2009.
- Absence de mise en copropriété de l'immeuble, sauf en cas d'agrément. Cette disposition s'applique aux divisions à compter du 1er janvier 2009.
- Le bien ne peut être démoli, déplacé, transformé, vendu, donné ou légué en tout ou partie sans l'accord préalable du ministère de la Culture.
- Les travaux de rénovation ne peuvent débuter qu'après autorisation et doivent se dérouler sous le contrôle de l'Administration.
Extrait Fiche LES MONUMENTS HISTORIQUES POUR DEFISCALISER - Fidroit mise à jour 30 janvier 2009
Le décès du titulaire d'un plan d'épargne en actions (PEA) entraîne la clôture du plan.
En cas de clôture du plan par décès de son titulaire, les gains enregistrés sur le plan sont exonérés d’impôt sur le revenu, quelle que soit la durée de vie de plan à la date du décès.
En revanche, jusqu’à présent, le sort de ces gains au regard des prélèvements sociaux différait selon la durée du plan au moment de la clôture :
• lorsque cette clôture intervient après l'expiration de la 5ème année du plan, le gain net constaté sur le plan est soumis aux prélèvements sociaux sur les produits de placement, prélèvements,
• en revanche, lorsque la clôture du PEA intervient avant l'expiration de sa 5ème année, l’administration fiscale admettait, uniquement lorsque la clôture résulte du décès du titulaire du plan, que le gain net réalisé sur le plan depuis son ouverture soit exonéré de prélèvements sociaux.
L'administration fiscale revient aujourd’hui sur sa position afin d’uniformiser le traitement "social" des gains enregistrés sur le PEA quelle que soit la durée du plan au moment du décès de son titulaire. Ainsi, les gains enregistrés sur des PEA clos suite au décès de leur titulaire, à compter du 18 février 2010 seront désormais soumis aux prélèvements sociaux quelle que soit la durée qui s'est écoulée depuis l'ouverture du plan.
Note : La remise en cause de cette exonération va dans le sens de l'actuelle tendance du gouvernement à élargir l'assiette des prélèvements sociaux sur les revenus de placement :
- taxation des plus-values de cession de valeurs mobilières quel que soit le montant annuel des cessions,
- remise en cause de l'exonération de prélèvements sociaux dont profitaient les bénéficiaires de contrats d'assurance vie multisupports se dénouant à l'occasion d'un décès.
Extrait de la Newsletter ClikImpots du Edition du 1er mars 2010
n°2010-02